top of page
578854_124311701044797_1833998663_n.jpg
  • Facebook
  • Instagram

J'avais 12 ans, en 1966, lorsque j'ai réalisé ma première prise de vue avec l’ Instamatic Kodak de mes parents. J' aimais prendre les scènes de vie familiales.

La photographie m' intéressait. Je regardais, dès que je le pouvais, les photos des revues et magazines de l’époque.

Pourtant, personne dans ma famille n’avait l’instinct photographique. Mon père était magasinier et ma mère nourrice agréée d’Etat. La seule personne qui avait un lien dans ce domaine était le fils de mon coiffeur. C’était même lui qui réalisait mes photos d’identités. A son contact, ma curiosité pour cet art visuel s’est accentuée. Je posais déjà des tas de questions sur le matériel, sur la prise de vue, sur le développement, pour finir par rêver d’en faire mon métier. A l’école, à la fameuse question « quel métier voudriez-vous faire ? », ma réponse était directe : « photographe ! ». Malheureusement, les revenus de mes parents rendaient impossible un financement dans une école spécialisée dans cette profession, surtout pour l'époque. L 'ETPA n' ayant ouvert qu' en 1974, j'avais déjà vingt ans et j' étais passé à autre chose. Pas du tout démotivé, je continuais à mettre en image ma famille, puis des paysages lors de mes sorties à la pêche, mon autre passion.

Vers mes 17 ans, à peine quelques mois avant de faire mon service militaire, je découvre la MJC de mon quartier, celle d’Empalot à Toulouse, et son labo-photo. J'y réalise mon premier tirage et me fais hypnotiser par la magie du développement. Mais pas le temps de me perfectionner, c’est déjà l’heure de faire les classes. Une année à l’armée, une année sans photo… A mon retour, j'étais bien décidé à rattraper le temps perdu. Au labo, je deviens un tireur averti, ayant une assez belle maîtrise de tous les développements, y compris ceux nécessitant des retouches.

Par le biais des animateurs et responsables de la MJC, la Mairie de Toulouse me propose une vacation pour tenir le labo photo de cette MJC afin de donner des cours de développement aux jeunes du lycée Berthelot. Voilà un challenge à relever pour moi le grand timide. Pendant deux ans, ce travail me permettra de transmettre ma passion, de prendre confiance en moi, de m'ouvrir aux autres.

Malheureusement, la vie est faite qu’il n’est pas toujours facile, qu’il est même impossible, de la mener comme on le souhaiterait… A 23 ans, mon travail de magasinier et ma vie de couple m'obligent à lâcher le labo-photo de la MJC.

Pendant 4 ans, je continue à faire des photos de paysages, expérimentant les poses longues, avec mon Zenit E et puis mon Contax. Mais, après quelques tentatives de développement avec mon agrandisseur, je dois me rendre à l'évidence : je dois abandonner, mon domicile n’ayant pas une pièce adaptée pour cela.

En 1981, suite à mes obligations professionnelles et familiales, j'arrête la photographie, avec regret, à contrecœur, la passion étant toujours présente.

Et voilà le temps qui passe, le progrès technique faisant son œuvre, l’argentique voit arriver le numérique. Nous sommes en 1999, et ayant toujours en moi l’amour de l’image, je me laisse tenter ! A peine sortie dans les rayons matériel photo, je m'offre un Fujipix, je me remets à la photographie et  j'y reprends rapidement goût avec mes premiers clichés de vacances en Espagne, de paysages, des couchés de soleil et des photos de nuit. Les paramétrages ouverture/vitesse/iso n’ont pas été oubliés. Je remplace mon compact par un bridge Minolta et me mets à la proxi-photo. A priori, c’est reparti pour l’aventure photographique.

Au début des années 2000, il n’y a pas que la photographie qui est sur la voie de la révolution. C’est aussi le cas dans le domaine de la communication avec l’explosion d’Internet. Là aussi, je profite de ce nouveau moyen de communication pour diffuser mes clichés sur des forums et sites photos et pour échanger avec les quelques membres inscrits. Mes clichés sont plutôt appréciés et terminent souvent sur le podium des petits concours organisés par les administrateurs de ces sites web. L’inconvénient d’Internet, c’est que cela ne reste que du virtuel. Je m' aperçois vite que je stagne, que je ne progresse plus et que j'ai besoin de stopper ce côté virtuel pour passer un cap en partageant directement ma passion sur le terrain avec d’autres Toulousains.

En 2009, un de mes potes découvre l’existence de Poussière d'image, une jeune association photo basée dans la ville rose. Voilà peut-être la structure qui va me permettre de casser le côté « photographe solitaire » en rencontrant de visu d’autres amateurs passionnés et ainsi repartir de l’avant dans ma progression photographique. Ce que je ne savais  pas c’est que Poussière d’image ne serait pas seulement un tremplin, mais allait carrément changer ma vie. Seulement un an après mon arrivée, me voilà membre du Conseil d’administration et trois ans après j'ai pris les rênes de l’association en tant que Président. Sous mon mandat, j'ai continué à œuvrer pour que Poussière d’image favorise l’esprit amical, voire familial, toujours au plus près et au service des adhérents, quel que soit leur niveau. Cela m' a beaucoup aidé à prendre confiance en moi, laissant ma timidité aux oubliettes.

Et côté photo, avec mon Canon 450D, puis le 7D, pour finir avec le 5D3, j'ai rapidement progressé à tel point que je me suis découvert un style, plutôt sombre, maîtrisant le clair-obscur en photographie de nu artistique, sans aucune vulgarité, aussi bien en lumière naturelle qu’en studio photo.

Depuis 2016, je suis à la retraite et j'ai déménagé dans le Tarn à Gaillac. La distance Gaillac-Toulouse ne me permettant plus d’assumer mon rôle de Président de Poussière d’image, j'ai laissé les clés de la présidence à Laurent Vigliéno, tout en restant membre CA trois années supplémentaires. Je continue à y partager mon savoir-faire en y donnant toujours quelques cours studio et extérieur.

Depuis j'ai intégré le collectif photo « 24/36 » pour continuer mon perfectionnement en m’essayant à la photographie d’auteur. Même à 67 ans, je n’hésite pas à me lancer de nouveaux défis.

 

Dan

bottom of page